“Il y a beaucoup d’insécurité, beaucoup de kidnappings, beaucoup de meurtres”: la réponse d’Angèle, la responsable de l’orphelinat Joie de vivre, quand on lui demande des nouvelles de la situation en Haïti, fait froid dans le dos. Une fois de plus, le pays connaît de vives tensions politiques. Le président Jovenel Moïse aurait dû, selon les uns, quitter le pouvoir le 7 février; lui, de son côté, prétend que son mandat prendra fin dans un an. Quoi qu’il en soit, des milliers de Haïtiens descendent dans les rues de Port-au-Prince et d’autres villes pour demander sa démission et la situation politique et sécuritaire, déjà difficile en temps normal, se détériore encore.

Dans ce contexte, la vie quotidienne des Haïtiens est passablement compliquée. Et c’est le cas aussi pour les enfants que nous soutenons. Par exemple, les marchés n’ont pas lieu, et beaucoup de parents des enfants parrainés par Espoir pour Eux sont ainsi privés de revenus.

De bonnes nouvelles malgré tout: grâce à la vente de nos chaînes de tickets, la distribution de nourriture (riz, spaghettis, farine, sucre, etc.) et d’autres denrées de première nécessité a pu commencer. “Les enfants étaient là lors de la première distribution et c’était vraiment une fête, ils étaient tellement heureux de voir toute cette nourriture, c’était magique”, témoigne Angèle.

Il y a quelques jours, les premières poules ont également pu être achetées! Prêtes à pondre, elles seront bientôt offertes à des familles qui pourront ainsi disposer d’œufs frais pour leur alimentation.

Les distributions de nourriture bi-hebdomadaires, les mardis et vendredis, aux familles des enfants parrainés, ont ainsi pu reprendre.