[SENEGAL] Les Gones de M’bour

Lors d’un voyage au Sénégal, nous avons côtoyé nombre de ces enfants que l’on appelle «talibés».

On les voit dans les rues, mendier, une boîte de conserve à la main. Ils sont parfois très jeunes, souvent mal habillés. Le plus souvent issus des milieux les plus défavorisés, ils ont été confiés par leurs parents à un marabout pour qu’il leur enseigne le Coran. Malheureusement, il arrive que des marabouts peu scrupuleux n’assument pas leur rôle. Dans les faits, certains enfants passent une grande partie de leur temps à mendier pour trouver leur nourriture. Les marabouts les obligent également à rapporter de l’argent, faute de quoi ils sont souvent battus.

Grâce à une amie jurassienne qui s’est rendue plusieurs fois au Sénégal, nous avons entendu parler de l’association Les Gones de Mbour, qui aide ces gamins en les accueillant dans son centre à Mbour, ville située sur la côte ouest, à 80 kilomètres de Dakar.

La responsable ainsi que les stagiaires et les bénévoles s’occupent des enfants avec les objectifs suivants:

  • leur apporter une aide alimentaire
  • améliorer leurs conditions d’hygiène
  • leur permettre d’avoir accès à l’éducation par la lecture et les jeux
  • les alphabétiser

Il y passe en moyenne, pendant la saison sèche, 2000 enfants par semaine.

Un petit déjeuner est distribué tous les jours d’ouverture et le jeudi les enfants ont la possibilité de prendre une douche. Une fois, si tout va bien deux fois par année, ils peuvent obtenir de nouveaux habits.

Nous avons soutenu cette association par une aide financière de 2014-2019 afin de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des enfants talibés. Notre choix s’est maintenant porté sur une nouvelle association à aider: Espoir de demain, également située à M’Bour.

Nous souhaitons bon vent aux Gones de M’Bour pour la suite car il s’agit d’une très bonne association qui fournit un immense travail, sa directrice faisant preuve d’un grand investissement.

Vous trouverez plus d’informations sur l’association Les Gones de Mbour sur leur site internet www.lesgonesdembour.com

[RWANDA] Coopérative Kora Mubyeyi

Cette coopérative a été fondée par des femmes veuves suite au génocide; par la suite, d’autres femmes seules les ont rejointes.

La condition pour faire partie de la coopérative est de ne rien posséder, d’être très pauvre.

Kora Mubyeyi (qui signifie «Mets-toi au travail maman») compte 45 femmes qui ont leurs 250 enfants à charge. Elles se sont regroupées en coopérative car l’union fait la force. Elles confectionnent des bijoux et de l’artisanat afin de pouvoir les vendre et ainsi subvenir tant bien que mal à leurs besoins. Leur objectif premier est de nourrir leurs enfants, puis d’en scolariser le plus grand nombre.

Ces femmes pallient également aux urgences, par exemple en soignant un enfant ou en payant quelque chose d’important à un autre. Un tournus est instauré parmi les enfants.

Espoir Pour Eux a financé l’achat de trois machines à coudre qui ont permis aux femmes de la coopérative de diversifier leur artisanat et de monter un commerce de charbon. Nous leur avons également acheté de l’artisanat que nous revendons en Suisse.

Nous n’avons plus versé d’argent à la coopérative depuis plusieurs années. Celle-ci est devenue autonome, ce qui était le but recherché. Espoir pour Eux a donc stoppé ce partenariat et souhaite bon vent à ces femmes !

[MAURITANIE] Les enfants de l’Adrar

L’association Les enfants de l’Adrar se trouve à Atar, ville située à plusieurs centaines de kilomètres de Nouakchott, capitale de la Mauritanie. Cette structure est née en 2000 grâce à une infirmière française qui a commencé seule, dans un centre de nutrition, à soigner des enfants vivant dans la rue. Puis d’autres personnes se sont jointes à ce projet. C’est à cette époque-là qu’Espoir pour Eux leur a apporté une aide financière afin d’offrir de la nourriture pour les enfants et de participer à l’amélioration du centre de santé. Nous avons également acheminé du matériel médical, des vêtements, des médicaments et des fournitures scolaires lors d’un voyage de trois membres d’Espoir pour Eux en en 2013.

Quelques années plus tard, le centre fonctionnait bien et nous avons pu observer que notre aide n’était plus nécessaire car le Gouvernement mauritanien finançait une petite partie des frais et d’autres aides étaient apportées par des associations françaises. Nous avons donc cessé notre collaboration, ne nous sentant plus utiles.

Depuis 2006, les personnes françaises qui tenaient ce centre se sont retirées et celui-ci est maintenant tenu par une Mauritanienne qui le gère très bien. Les choses ont cependant un peu changé car il ne s’agit plus d’un centre de santé mais d’un jardin d’enfants. En effet, cette structure donne la possibilité aux mamans qui travaillent de déposer leurs enfants pour la journée. Ils ont droit à un repas, peuvent jouer, dessiner. Il y a même une salle de classe où les enfants les plus âgés peuvent apprendre les rudiments scolaires.

Les parents sont censés payer 5 euros par mois mais il arrive régulièrement que cela ne soit pas possible. Le centre accepte tout de même les enfants. Les parents payent en fait ce qu’ils peuvent.

Le centre fonctionne, la responsable est sérieuse et investie mais la vie n’en est pas simple pour autant. L’argent est toujours nécessaire. Espoir pour Eux a toutefois décidé de mettre son énergie et ses moyens financiers dans d’autres activités et d’autres pays depuis 2014.

Nous souhaitons bon vent et le meilleur pour la suite à cette structure ainsi qu’aux enfants qui la fréquentent.