Comme partout ailleurs en ce début d’année 2021, le coronavirus complique passablement la vie des Sénégalais en général et celle des enfants talibés en particulier. Ils sont “les victimes cachées de cette crise au Sénégal”, selon un rapport de l’ONG Save the Children. Mais bien plus que la maladie, ce sont les restrictions dues à la pandémie qui ont de lourdes conséquences pour ces enfants, qui entre autres sont souvent privés de repas le soir à cause du couvre-feu.

A Pour une enfance aussi, la pandémie pose de sérieux problèmes. Le centre a dû fermer ses portes début février après que plusieurs collaborateurs ont été testés positifs. “C’est une fermeture comme on n’en a jamais connue, déplore François, le responsable du centre, puisque l’année dernière on allait quand même soigner les enfants dans les daaras. Mais cette fois-ci c’est un risque qu’on ne peut pas prendre “. En effet, les cas de coronavirus explosent depuis le début du mois de janvier au Sénégal.

Dès qu’ils le pourront, les salariés et les bénévoles de Pour une enfance reprendront leurs activités dans les daaras, avec des actions de sensibilisation à l’hygiène (Espoir pour Eux a financé l’achat d’eau de Javel, savon, etc.) et de distribution de repas.